« – Le vote est nul ! Elle a montré son bulletin ! Le président déclara qu’il n’avait rien vu, quant à lui. – Retournez dans l’isoloir, pliez bien votre bulletin, faites attention, dit-il à la vieille. À l’adresse de la scrutatrice, il ajouta : – Il faut être patients… patients… Mais l’autre insista durement : – La loi est la loi. – Tant qu’il n’y a pas mauvaise intention, intervint l’un des scrutateurs (un homme fluet, à lunettes), on peut fermer les yeux. » En nous racontant la journée d’Amerigo, scrutateur d’un bureau de vote, Italo Calvino nous offre une réflexion subtile sur la démocratie, ses idéaux et ses limites.







