« C’était il y a quatre ans. Pangloss, la librairie-maison d’édition de Manu, venait de publier la première traduction russe d’Astérix. Un jour s’y est pointé un type d’environ 45 ans, trapu, timide, qui a pendant presque une heure fait mine de feuilleter des livres avant de se jeter à l’eau, c’est-à-dire d’ouvrir son carton à dessin en demandant à Manu s’il voulait bien regarder son travail. Il avait entrepris de raconter sa vie en bande dessinée… »Ainsi débute, retracée par Emmanuel Carrère dans sa préface, la genèse