Nikolaï Maslov poursuit son étonnant voyage. La France idéalisée de son premier album lui a tendu la main. Invité en résidence à Angoulême, il a consacré un an à prolonger et à approfondir les thèmes abordés dans son succès de 2004, Une jeunesse soviétique. Avec une assurance graphique encore accrue et un sens de la narration toujours plus elliptique, il donne à voir, par-delà les arrières-cours déglinguées des usines et la surface lisse des aéroports, derrière la mort annoncée d’une Russie rurale