Des étendues de glace et de neige, des touffes de végétation brûlées, un sable noir. Le silence, le seul véritable silence, et la mer. Noire, calme, profonde, forte, une mer de marbre, immense et dure, la mer d’Okhotsk. Un bâtiment public sur la côte hivernale du nord de l’île de Hokkaidô comme refuge, ou point de départ aux déambulations songeuses et poétiques de Nadine Ribault. Apprivoiser cet espace infini, s’y lier, embrasser le tragique du lieu, se confronter à l’inconnu, au rugueux.